La comptabilité d'un consultant RPO freelance doit distinguer trois événements : la prestation réalisée, le droit à percevoir les honoraires et leur encaissement. Un forfait mensuel peut être acquis progressivement, tandis qu'un success fee dépend d'une condition prévue au contrat, comme la signature ou la prise de poste d'un candidat. La TVA sur les prestations de services est généralement exigible à l'encaissement, sauf option pour les débits ou situation particulière. À la clôture, les factures et les paiements ne suffisent donc pas : il faut également examiner les missions en cours et les primes acquises mais non facturées.
Vous intervenez trois jours par semaine dans une entreprise pour l'aider à recruter.
Vous participez aux réunions RH, recherchez des candidats, organisez des entretiens et conseillez les managers. Chaque mois, vous facturez votre intervention.
En parallèle, votre contrat prévoit une prime lorsqu'un recrutement aboutit.
Un candidat signe en décembre. Il prend son poste en janvier. Le client paie en février.
Sur quel exercice enregistrer la prime ? À quel moment déclarer la TVA ? Et que se passe-t-il si le candidat ne rejoint finalement pas l'entreprise ?
Pour répondre correctement, il faut partir de votre contrat et des événements de la mission, pas seulement de votre relevé bancaire.
Un consultant RPO ne vend pas uniquement des recrutements réussis
Le RPO, pour Recruitment Process Outsourcing, consiste à externaliser tout ou partie d'un processus de recrutement.
Le consultant peut intervenir comme renfort temporaire de l'équipe Talent Acquisition, piloter plusieurs recrutements ou prendre en charge certaines étapes du processus.
Sa rémunération ne dépend donc pas nécessairement du nombre de candidats embauchés.
Il existe notamment trois modèles :
- La facturation au temps passé : le consultant facture des journées ou des heures d'intervention.
- Le forfait récurrent : le client rémunère une mission définie sur une période, avec des engagements précisés au contrat.
- Le modèle hybride : un forfait de base est complété par une rémunération variable liée à certains recrutements.
Un même consultant peut utiliser plusieurs modèles selon ses clients.
Cette distinction est importante : une journée de prestation déjà réalisée et une prime conditionnée à une embauche ne correspondent pas nécessairement au même droit à rémunération.
Le document qui commande votre comptabilité : le contrat de mission
Avant de choisir un compte comptable, il faut comprendre ce que le client s'est engagé à payer.
Un contrat RPO doit notamment répondre aux questions suivantes :
- Le forfait rémunère-t-il une disponibilité, un nombre de journées ou des prestations définies ?
- Les journées non utilisées sont-elles perdues, reportées ou remboursées ?
- Quel événement déclenche le success fee ?
- Le success fee est-il calculé sur une rémunération fixe, une rémunération globale ou un montant forfaitaire ?
- Une prime reste-t-elle due si le candidat refuse finalement le poste ?
- Une garantie de remplacement ou de remboursement est-elle prévue ?
- Qui prend en charge les outils de sourcing et les annonces ?
- Que devient la mission si le client suspend ses recrutements ?
Une mission, trois dates qui peuvent tomber sur des exercices différents
Prenons un exemple entièrement fictif.
Une consultante RPO intervient pour une société française.
Son contrat prévoit un forfait mensuel de 4 000 € HT et une prime de recrutement de 6 000 € HT, acquise uniquement lorsque le candidat prend effectivement son poste.
La chronologie est la suivante :
- Novembre : la consultante réalise sa mission mensuelle et facture son forfait.
- Décembre : le candidat retenu signe son contrat de travail.
- Janvier : le candidat prend effectivement son poste.
- Février : le client règle la prime de recrutement.
Le success fee de 6 000 € HT ne devient pas automatiquement un produit de décembre.
Dans cet exemple, le contrat subordonne expressément le droit à rémunération à la prise de poste effective. Il faut donc tenir compte de cette condition.
Si le contrat prévoyait au contraire que la prime est définitivement acquise dès la signature, l'analyse serait différente.
La date de facturation et la date d'encaissement ne remplacent pas la date à laquelle le droit aux honoraires est acquis.
Le tableau de suivi à construire autour des recrutements
Le logiciel comptable connaît vos factures et vos paiements.
Il ne sait pas nécessairement qu'un candidat a signé, qu'une prise de poste a été reportée ou qu'une clause de garantie est toujours active.
Pour les missions comportant des success fees, un suivi complémentaire est utile.
| Recrutement | Événement contractuel | Situation des honoraires |
|---|---|---|
| Poste de développeur | Candidat en entretien final | Prime encore conditionnelle |
| Poste de responsable commercial | Contrat signé, prime due à la signature | Droit à rémunération à examiner comme acquis |
| Poste de chef de projet | Contrat signé, prime due à la prise de poste | Attente de la prise de poste |
| Poste de responsable RH | Prise de poste réalisée, facture non émise | Facture à établir à examiner |
| Poste de consultant technique | Prime facturée, candidat parti pendant la garantie | Obligation de remplacement ou remboursement à analyser |
Il n'est pas nécessaire de transmettre toutes les données personnelles des candidats à votre expert-comptable.
Une référence de mission, une date, un montant et un justificatif de l'événement contractuel peuvent suffire à documenter le traitement comptable.
Cette organisation permet de suivre les honoraires sans multiplier inutilement les copies de CV ou de contrats de travail.
Votre forfait mensuel peut être acquis même sans embauche
Imaginons que vous soyez rémunéré pour accompagner l'équipe RH d'une entreprise pendant un mois.
Vous avez réalisé les journées convenues, participé aux réunions et effectué le sourcing prévu.
Aucun candidat n'a finalement été recruté.
Si le contrat rémunère votre intervention et non l'obtention d'une embauche, l'absence de recrutement ne supprime pas automatiquement votre droit au forfait.
Il faut donc éviter de mélanger les indicateurs opérationnels et les règles de facturation.
Le nombre de recrutements réussis mesure une partie de la performance de la mission.
Il ne détermine pas à lui seul le chiffre d'affaires comptable du consultant.
Et si le client reporte les journées prévues ?
Supposons que le contrat prévoie dix journées d'intervention, mais que le client n'en utilise que huit.
Le traitement dépend de l'accord signé.
Si les deux journées sont reportables, le consultant peut encore devoir une prestation.
Si le forfait rémunère une disponibilité non reportable et que les conditions contractuelles sont respectées, le droit au prix peut être différent.
À la clôture, cette distinction peut conduire à constater un produit déjà acquis ou, au contraire, à différer une partie du chiffre d'affaires.
TVA : suivez les encaissements sans confondre facture et déclaration
Pour une prestation de recrutement ordinaire soumise à la TVA en France métropolitaine, le taux normal est de 20 %.
En principe, la TVA sur les prestations de services devient exigible lors de l'encaissement des sommes, y compris des acomptes.
Il existe toutefois une option pour le paiement de la TVA d'après les débits et des situations particulières.
Exemple fictif : un forfait payé après facturation
Vous émettez une facture de 4 000 € HT.
La TVA à 20 % représente 800 €.
Le total TTC est de 4 800 €.
Votre client règle la facture le mois suivant.
Si vous relevez du régime de la TVA sur les encaissements, sans option pour les débits, les 800 € deviennent en principe exigibles lors du paiement.
Ils doivent être portés sur la déclaration correspondant à la période d'exigibilité, selon votre régime déclaratif.
Il serait incorrect d'affirmer que toutes les entreprises reversent systématiquement cette TVA le mois suivant.
Exemple fictif : le client ne paie qu'une partie de la facture
Votre client doit 4 800 € TTC, mais ne verse que 2 400 € TTC.
Sous le régime des encaissements, la TVA correspondant à ce paiement partiel est de 400 €.
Le solde de TVA deviendra en principe exigible lors de l'encaissement du reste, sous réserve des règles applicables.
Cette situation explique pourquoi un consultant RPO doit distinguer les factures émises, les montants encaissés et la TVA devenue exigible.
Si vous avez opté pour la TVA sur les débits
La TVA peut devenir exigible dès la facturation, sans attendre le règlement.
Les acomptes encaissés restent soumis aux règles d'exigibilité qui leur sont applicables.
Votre comptabilité doit donc être paramétrée selon votre régime réel de TVA, et non selon une règle supposée identique pour tous les consultants.
Le client verse un acompte : ce n'est pas forcément du chiffre d'affaires acquis
Un client peut vous verser une somme avant le démarrage d'une mission.
Par exemple, il règle 1 200 € TTC pour réserver votre intervention du mois suivant.
Ce paiement soulève deux questions différentes.
En comptabilité, si aucune prestation n'a encore été réalisée et que le montant constitue bien une avance sur une prestation future, la somme peut être enregistrée en avance ou acompte reçu, puis régularisée selon l'exécution de la mission.
En TVA, lorsque la prestation est taxable et que vous êtes redevable de la taxe, l'encaissement de l'acompte entraîne en principe l'exigibilité de la TVA correspondante.
Dans cet exemple fictif, pour une prestation soumise au taux normal de 20 %, le paiement de 1 200 € TTC comprend 200 € de TVA.
La différence entre comptabilité et TVA est importante : un paiement peut rendre la TVA exigible sans que l'intégralité du produit soit encore acquise au résultat.
Quand le recrutement échoue, que devient la prime ?
Tous les recrutements interrompus ne produisent pas les mêmes conséquences.
Le candidat refuse l'offre
Si votre contrat prévoit un success fee uniquement en cas de signature ou de prise de poste, aucune prime ne sera nécessairement acquise.
En revanche, les forfaits rémunérant des prestations déjà exécutées peuvent rester dus.
Le candidat signe, mais ne commence jamais
Tout dépend du déclencheur contractuel.
Une prime due à la signature peut avoir été acquise avant le désistement, sous réserve des clauses de garantie et de remboursement.
Une prime conditionnée à la prise de poste peut ne jamais devenir exigible.
Le candidat quitte l'entreprise pendant la garantie
Le contrat peut prévoir plusieurs mécanismes :
- Le consultant doit présenter un nouveau candidat sans supplément.
- Le client bénéficie d'une réduction de prix.
- Une partie des honoraires doit être remboursée.
- La totalité des honoraires doit être remboursée dans certaines circonstances.
Ces situations ne conduisent pas automatiquement à la même écriture comptable.
Avoir et TVA : la correction n'est pas automatique
Lorsqu'un remboursement ou une réduction d'honoraires est contractuellement dû, un document rectificatif peut être nécessaire.
L'avoir doit faire référence à l'opération initiale et permettre de justifier la correction du prix.
La régularisation de TVA dépend notamment de la nature de l'opération, du régime d'exigibilité et des conditions applicables aux factures rectificatives.
Il ne faut donc pas écrire qu'un avoir permet automatiquement de récupérer toute la TVA précédemment déclarée sur la déclaration du mois de son émission.
Si le client bénéficie uniquement d'un nouveau recrutement sans supplément, il faut examiner l'obligation restante sans présumer qu'un avoir doit être établi.
La clôture comptable : reconstituer les missions, pas seulement les factures
À la fin de l'exercice, trois dossiers doivent être distingués.
Les forfaits facturés pour des périodes futures
Un client a payé un forfait couvrant plusieurs mois, dont une partie se déroule après la clôture.
Si une partie de la prestation reste à réaliser, un produit constaté d'avance peut être nécessaire.
La ventilation dépend du contrat et de la réalité des prestations attendues.
Les honoraires acquis mais non facturés
Une mission a été réalisée ou un événement contractuel déclenchant la prime est intervenu avant la clôture.
La facture n'a pas encore été émise.
Une facture à établir peut être nécessaire lorsque les conditions de comptabilisation du produit sont réunies.
Le fait que le client n'ait pas encore payé ne suffit pas à reporter ce produit sur l'exercice suivant.
Les prestations en cours
Une mission n'est pas terminée à la clôture.
Une partie du travail a déjà été effectuée, mais les conditions de facturation définitive ne sont pas toutes réunies.
Il faut alors apprécier le traitement des prestations en cours selon la nature de l'engagement, l'avancement et les règles comptables applicables.
L'absence de facture ne signifie pas automatiquement qu'aucun retraitement n'est nécessaire.
Le dossier à transmettre à votre comptable
Pour chaque mission importante traversant la clôture, réunissez :
- Le contrat ou la lettre de mission.
- Les factures et avoirs émis.
- Les périodes de prestation effectivement réalisées.
- Les événements contractuels déclenchant les primes.
- Les montants encore à facturer.
- Les avances reçues.
- Les garanties et obligations de remplacement restant à exécuter.
Ces informations permettent de déterminer les écritures de régularisation sans inventer une date d'acquisition des honoraires.
Votre trésorerie peut être élevée alors que plusieurs dépenses restent à payer
Un consultant RPO peut encaisser un forfait mensuel et plusieurs primes de recrutement sur une courte période.
Cela ne signifie pas que l'intégralité du solde bancaire peut être utilisée personnellement.
Il faut distinguer :
- La TVA encaissée qui devra être déclarée.
- Les dépenses professionnelles déjà engagées.
- Les échéances fiscales et sociales.
- Les remboursements éventuels dus aux clients.
- La trésorerie nécessaire pour financer les prochaines missions.
Les success fees rendent les prévisions plus difficiles, car leur montant et leur date de règlement dépendent d'événements incertains.
Une bonne méthode consiste à établir deux prévisions.
La première repose uniquement sur les forfaits contractuellement sécurisés.
La seconde ajoute les primes potentielles, en distinguant celles qui sont déjà acquises de celles qui restent conditionnelles.
Le consultant évite ainsi de financer ses dépenses récurrentes avec des honoraires qu'il n'est pas encore certain de percevoir.
Les outils de sourcing : qui doit réellement payer ?
Dans une mission RPO, le consultant peut utiliser les outils de son client ou ses propres abonnements.
Cette distinction doit apparaître dans le contrat.
Le client fournit LinkedIn Recruiter et son ATS
Le consultant utilise les outils mis à disposition par l'entreprise cliente.
Les abonnements restent supportés directement par le client.
Le consultant ne doit pas les enregistrer comme ses propres dépenses s'il n'en est pas l'acheteur.
Le consultant finance ses propres outils
Il peut souscrire des abonnements professionnels pour le sourcing, la gestion des candidatures ou l'organisation des entretiens.
Ces dépenses peuvent être déductibles lorsqu'elles répondent aux conditions fiscales applicables, notamment leur engagement dans l'intérêt de l'activité et leur justification.
La nature du contrat détermine leur comptabilisation : accès à un logiciel hébergé, licence, prestation de service ou acquisition d'un actif ne se traitent pas nécessairement de manière identique.
Le consultant avance une dépense pour le client
Il faut distinguer une dépense achetée en son propre nom, puis refacturée, d'un véritable débours engagé au nom et pour le compte du client dans les conditions requises.
Une simple mention « remboursement de frais » sur la facture ne suffit pas à transformer une refacturation en débours.
Le traitement comptable et la TVA peuvent différer.
Les logiciels étrangers peuvent entraîner une TVA française
Un consultant RPO peut acheter des outils auprès de fournisseurs établis dans d'autres pays de l'Union européenne ou hors de l'Union européenne.
Pour les prestations de services B2B relevant de la règle générale de territorialité, une entreprise française peut devoir autoliquider la TVA française.
Le traitement dépend de l'identité du fournisseur, de la nature de la prestation et de la situation fiscale de l'acheteur.
Si vous récupérez intégralement la TVA
L'autoliquidation peut être neutre financièrement lorsque la TVA déclarée est intégralement déductible.
Elle doit néanmoins être correctement déclarée.
Si vous êtes en franchise en base
L'absence de TVA facturée à vos clients ne signifie pas que vous êtes dispensé de toute obligation liée aux achats de services étrangers.
Une autoliquidation peut entraîner une TVA à payer sans droit à déduction correspondant.
Si le fournisseur facture de la TVA étrangère
Il ne faut pas la déduire automatiquement comme de la TVA française.
La facture et le traitement applicable doivent être examinés.
Le pays dans lequel se trouve la plateforme informatique ne suffit pas toujours à identifier l'établissement fournisseur qui facture réellement le service.
Consultant RPO en micro-entreprise : surveiller deux seuils différents
La micro-entreprise peut convenir à certains consultants qui démarrent leur activité.
Mais deux limites doivent être distinguées.
Pour 2026, le plafond du régime micro applicable aux prestations de services est de 83 600 € de chiffre d'affaires, sous réserve des règles d'appréciation du régime.
La franchise en base de TVA obéit à des seuils distincts.
Pour les prestations de services ordinaires, le seuil de base est de 37 500 € et le seuil majoré de 41 250 € en 2026, sous réserve des conditions applicables.
Il est donc possible de rester au régime micro tout en devenant redevable de la TVA.
Autre différence importante : le micro-entrepreneur ne déduit pas individuellement ses dépenses professionnelles pour calculer son bénéfice fiscal selon les règles du régime micro.
Un consultant qui finance des abonnements coûteux, de la sous-traitance ou des déplacements importants doit intégrer cette particularité dans son choix de régime.
Une SASU ou une EURL peut être pertinente dans d'autres situations, mais aucune forme juridique n'est automatiquement la meilleure pour tous les consultants RPO.
Vous recrutez pour un client étranger : quelle TVA sur vos honoraires ?
Pour une prestation de recrutement B2B ordinaire, la localisation du client assujetti joue généralement un rôle déterminant.
| Client professionnel | Traitement général pour un consultant établi en France métropolitaine |
|---|---|
| Entreprise établie en France métropolitaine | TVA française au taux normal, sauf régime particulier applicable |
| Entreprise assujettie établie dans un autre État membre de l'UE | Facturation généralement sans TVA française, avec autoliquidation par le client |
| Entreprise assujettie établie hors de l'UE | Prestation généralement non soumise à la TVA française selon la règle générale B2B |
Pour les prestations intracommunautaires concernées, il faut également examiner l'obligation de déclaration européenne de services, ou DES.
Le numéro de TVA du client européen et sa situation doivent être vérifiés.
Une mission comportant d'autres prestations, ou un client dont le statut n'est pas établi, peut nécessiter une analyse différente.
Le pays du compte bancaire qui vous règle ne suffit pas à déterminer la TVA.
Les CV et données des candidats ne sont pas de simples pièces comptables
Une mission RPO donne accès à des informations personnelles : CV, coordonnées, parcours professionnels, évaluations et parfois commentaires d'entretien.
Ces données doivent être traitées dans le respect du RGPD.
Il faut notamment définir les responsabilités du consultant et de son client, les accès autorisés, les finalités des traitements et les durées de conservation.
Les dossiers de candidature ne doivent pas être conservés indéfiniment.
La CNIL a publié un guide spécifique au recrutement qui détaille ces obligations.
Pour justifier un success fee auprès du comptable, il est préférable de transmettre une preuve limitée de l'événement déclencheur plutôt qu'un dossier complet de candidature.
Une référence interne de recrutement, un document contractuel pertinent ou une confirmation du client peut permettre de justifier la prime tout en limitant la circulation de données personnelles.
Avec Fynteo, rapprocher les honoraires des événements de recrutement
Le suivi comptable d'un consultant RPO comporte deux dimensions.
La première est financière : factures, encaissements, dépenses, TVA et échéances.
La seconde est contractuelle : périodes travaillées, primes acquises, missions en cours et garanties éventuelles.
Fynteo utilise Pennylane pour organiser la première dimension et s'appuie sur les informations transmises par le consultant pour analyser la seconde.
Pour travailler avec Fynteo, les deux meilleures options recommandées à égalité sont le Compte Pro Pennylane, intégré au logiciel et opéré par Swan, et Qonto, qui se connecte à Pennylane.
Ces solutions facilitent la synchronisation des opérations bancaires et leur rapprochement avec les factures et justificatifs.
Un virement correspondant à un success fee peut ainsi être identifié plus facilement dans le suivi comptable.
En revanche, la connexion bancaire ne permet pas, à elle seule, de savoir si une prime était acquise à la signature ou à la prise de poste.
C'est pourquoi les deux comptables dédiés Fynteo doivent pouvoir consulter les clauses de facturation et les informations utiles sur l'avancement des missions.
L'objectif est de préparer les déclarations et la clôture à partir d'une comptabilité suivie régulièrement, sans attendre que les difficultés apparaissent en fin d'exercice.
Être rappelé par un expert
Faites le point sur vos forfaits et primes de recrutement avec vos deux comptables dédiés, une équipe réactive et la plateforme Fynteo.
Le contrôle à effectuer chaque mois : trois montants à ne pas confondre
À la fin du mois, un consultant RPO devrait pouvoir répondre à trois questions.
Combien ai-je gagné comptablement ?
Il s'agit d'identifier les prestations réalisées et les honoraires acquis, selon les conditions des contrats.
Combien ai-je facturé ?
Il faut vérifier les forfaits, les success fees déclenchés et les éventuels avoirs.
Combien ai-je réellement encaissé ?
Il faut rapprocher les règlements des factures et déterminer la TVA devenue exigible selon le régime applicable.
Ces trois montants peuvent être différents sans qu'il existe nécessairement une erreur.
L'enjeu est de comprendre pourquoi ils diffèrent et de pouvoir justifier chaque écart.
Questions fréquentes
Un consultant RPO doit-il obligatoirement facturer au success fee ?
Non. Une mission RPO peut être facturée au temps passé, au forfait, au résultat ou selon une combinaison de ces modalités. Le modèle dépend des prestations convenues avec le client.
Un success fee est-il toujours acquis à la signature du contrat de travail ?
Non. Le contrat de prestation peut prévoir un autre déclencheur, notamment la prise de poste effective. Il faut examiner les conditions contractuelles et la réalité de leur réalisation.
Puis-je répartir une prime de recrutement sur plusieurs mois pour réduire mon bénéfice ?
Vous ne pouvez pas répartir arbitrairement un produit déjà acquis. Son rattachement dépend de la nature de la prestation, des droits contractuels et des règles comptables applicables, indépendamment d'un simple objectif de réduction du résultat.
Dois-je déclarer la TVA dès que j'émets une facture RPO ?
Pas nécessairement. Pour les prestations de services soumises à la TVA sur les encaissements, la taxe devient en principe exigible lors du règlement. L'option pour les débits et certains cas particuliers peuvent modifier ce traitement.
Comment comptabiliser un acompte reçu avant le démarrage d'une mission ?
Si le paiement constitue une avance sur une prestation future, il peut être enregistré dans un compte d'avances ou acomptes reçus. La TVA correspondante peut néanmoins être exigible dès son encaissement.
Une facture à établir est-elle obligatoire lorsqu'un candidat a signé en décembre ?
Pas automatiquement. Il faut déterminer si les conditions donnant droit à la prime sont réunies à la clôture. Si le contrat subordonne le success fee à une prise de poste en janvier, la seule signature de décembre ne permet pas de conclure que la prime est acquise.
Que faire si un candidat quitte l'entreprise pendant la période de garantie ?
Examinez la clause de garantie. Elle peut prévoir un remplacement, une réduction du prix ou un remboursement. Le traitement comptable et l'éventuelle émission d'un avoir dépendent de l'obligation réellement due au client.
Puis-je déduire LinkedIn Recruiter et mes outils de sourcing ?
Ces dépenses peuvent être déductibles dans un régime réel lorsqu'elles sont engagées dans l'intérêt de l'activité et correctement justifiées. Leur traitement comptable et leur TVA dépendent de la nature du service et du fournisseur.
Une facture de logiciel étranger sans TVA signifie-t-elle qu'aucune taxe n'est due ?
Non. Une prestation B2B achetée à un fournisseur étranger peut nécessiter une autoliquidation de TVA française. Cette taxe n'est pas toujours financièrement neutre, notamment lorsque l'acheteur ne dispose pas d'un droit intégral à déduction.
Puis-je rester micro-entrepreneur tout en facturant la TVA ?
Oui. Le régime micro et la franchise en base de TVA sont deux dispositifs distincts. Une entreprise peut rester au régime micro tout en devenant redevable de la TVA.
Dois-je facturer de la TVA française à une entreprise allemande ?
Pour une prestation de recrutement B2B ordinaire fournie à une entreprise assujettie établie en Allemagne, la facturation s'effectue généralement sans TVA française, avec autoliquidation par le client. Les obligations déclaratives, notamment la DES, doivent être examinées.
Mon expert-comptable a-t-il besoin de recevoir les CV des candidats ?
Pas systématiquement. Il doit disposer des informations permettant de justifier les honoraires et leur rattachement comptable. Il est préférable de limiter la transmission des données personnelles aux éléments strictement nécessaires.
Comment prévoir ma trésorerie lorsque les success fees sont irréguliers ?
Construisez une prévision fondée sur les forfaits sécurisés, puis ajoutez séparément les primes potentielles. Distinguez les honoraires acquis, les factures émises et les encaissements attendus. Tenez également compte de la TVA, des dépenses et des échéances fiscales et sociales.
Article publié le 21 octobre 2026. Les règles fiscales et sociales peuvent évoluer : en cas de doute sur votre situation, parlez-en à votre expert-comptable.
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