Oui, un dirigeant peut vendre sa voiture personnelle à sa SASU, sa SARL ou son EURL. La société doit acheter le véhicule à un prix de marché justifiable, réaliser les formalités de changement de propriétaire et enregistrer l'acquisition en immobilisation. La vente réalisée par un particulier n'ouvre normalement aucun droit à récupération de TVA sur le prix. Mais l'intérêt de l'opération dépend surtout de l'utilisation professionnelle du véhicule, de son amortissement fiscal, des taxes applicables et de son éventuel usage privé. Conserver le véhicule à titre personnel et percevoir des indemnités kilométriques peut parfois être plus intéressant.
Vous possédez une voiture que vous utilisez régulièrement pour votre activité.
Votre société dispose de trésorerie et vous envisagez de lui vendre ce véhicule.
L'idée paraît simple : vous récupérez personnellement le prix de vente et votre entreprise prend désormais en charge les dépenses automobiles.
Pourtant, ce transfert ne crée pas automatiquement une économie fiscale.
La société devient propriétaire d'un actif qu'elle devra financer, assurer, entretenir et éventuellement revendre. Et si vous continuez à utiliser la voiture le week-end, la question de l'avantage en nature se pose.
Le bon calcul consiste donc à comparer ce que vous gagnez immédiatement avec ce que l'opération coûtera à votre société dans les années suivantes.
Le cas pratique : votre société rachète votre voiture pour 18 000 €
Prenons l'exemple fictif d'un consultant dirigeant une SASU soumise à l'impôt sur les sociétés.
Il possède personnellement une voiture achetée plusieurs années auparavant.
Sa valeur actuelle sur le marché de l'occasion est estimée à 18 000 €.
Il l'utilise pour rencontrer ses clients, mais également pour ses déplacements personnels.
Sa société envisage de lui acheter le véhicule pour 18 000 €.
Ce qui se passe immédiatement
Le dirigeant cède la propriété de la voiture à sa société.
La société lui doit 18 000 € et inscrit le véhicule à son actif.
Si elle paie immédiatement, sa trésorerie diminue de 18 000 €.
Si le prix reste temporairement dû au dirigeant, une dette envers celui-ci peut être comptabilisée.
Dans les deux cas, les 18 000 € ne deviennent pas une charge intégralement déductible dès la date d'achat.
Le véhicule est en principe immobilisé et amorti sur sa durée probable d'utilisation restante.
Première vérification : les 18 000 € correspondent-ils à la valeur réelle ?
Vous pouvez vendre votre voiture à votre société, mais vous ne pouvez pas choisir arbitrairement son prix.
Le fait que vous soyez à la fois vendeur et dirigeant de l'acheteur impose de pouvoir expliquer les conditions de la transaction.
Une valeur de marché, pas un montant choisi selon la trésorerie
Le prix doit être cohérent avec les caractéristiques du véhicule :
- modèle et motorisation ;
- année de mise en circulation ;
- kilométrage ;
- état mécanique et esthétique ;
- équipements ;
- historique d'entretien ;
- prix constatés pour des véhicules comparables.
Une estimation de cote peut servir de point de départ.
Il est utile de la compléter par des annonces comparables et, lorsque le montant le justifie, une proposition de reprise d'un professionnel. Les principes de justification d’une cession entre un particulier et sa société sont également présentés dans notre guide Vendre son matériel personnel à sa société : règles, fiscalité et justificatifs.
Exemple : le véhicule vaut 18 000 €, mais la société le paie 25 000 €
La différence de 7 000 € doit pouvoir être expliquée.
À défaut, l'administration fiscale pourrait remettre en cause une partie de l'opération et rechercher une distribution occulte, une rémunération déguisée ou un acte anormal de gestion selon les circonstances.
Des conséquences juridiques peuvent également exister si l'opération porte atteinte aux intérêts de la société.
Il serait toutefois inexact d'affirmer que toute surévaluation constitue automatiquement un abus de biens sociaux.
La qualification dépend des faits.
La décision doit-elle être formalisée ?
Oui, il est prudent de conserver une décision et un contrat ou acte de vente précisant les conditions de l'opération.
Selon la forme sociale, la qualité du vendeur et les règles statutaires, les dispositions relatives aux conventions réglementées ou aux conventions conclues avec le dirigeant doivent également être examinées.
Dans une SASU, une opération avec l'associé unique ou le dirigeant peut notamment nécessiter une mention dans le registre des décisions selon la situation.
Deuxième vérification : le dirigeant paie-t-il un impôt sur les 18 000 € reçus ?
Il faut distinguer le remboursement du prix d'une vente réelle d'une rémunération versée par la société.
Lorsque le dirigeant vend un véhicule lui appartenant personnellement, le prix de cession ne constitue pas, par nature, un salaire ou un dividende.
La plus-value sur une automobile personnelle
Le Code général des impôts prévoit une exonération de principe des plus-values de cession d'automobiles dans le cadre du régime des plus-values sur biens meubles.
Il existe toutefois des situations particulières, notamment pour certains objets de collection ou d'antiquité soumis à des règles spécifiques.
Pour une voiture personnelle ordinaire, vendue dans le cadre de la gestion du patrimoine privé, le prix de vente n'est donc généralement pas soumis à l'impôt sur le revenu au titre d'une plus-value mobilière.
Cela suppose évidemment une vente réelle, à un prix justifiable, et non une opération destinée à transférer artificiellement de la trésorerie.
Et si la société paie plus tard ?
Imaginons que la SASU ne verse pas immédiatement les 18 000 €.
Le prix peut, selon les modalités de l'acte et la situation comptable, être constaté comme une dette envers le dirigeant, notamment en compte courant d'associé.
Les remboursements ultérieurs du principal de cette dette ne constituent pas, en eux-mêmes, une nouvelle rémunération imposable.
En revanche, des intérêts éventuels et toute somme excédant la dette réelle suivent leurs propres règles.
Troisième vérification : aucune TVA récupérable sur le prix payé au particulier
Un particulier qui vend occasionnellement sa voiture dans le cadre de son patrimoine privé ne facture pas de TVA.
La société achète donc le véhicule sans TVA facturée par le vendeur.
Sur un prix de 18 000 €, il n'existe pas de TVA de 3 000 € que la société pourrait récupérer.
C'est vrai même lorsque l'acheteur est une société normalement soumise à la TVA.
Une voiture particulière et un utilitaire ne suivent pas toutes les mêmes règles
L'absence de TVA sur la vente réalisée par un particulier ne doit pas être confondue avec les règles de déduction applicables aux dépenses futures.
Pour les véhicules de tourisme, la TVA grevant l'acquisition et de nombreuses dépenses liées au véhicule est en principe exclue du droit à déduction, sous réserve des exceptions légales.
Pour un véritable véhicule utilitaire ouvrant droit à déduction, le traitement peut être différent pour les dépenses ultérieures.
Mais acheter un utilitaire d'occasion à un particulier ne fait pas apparaître rétroactivement de TVA sur son prix.
Carburant, électricité, réparations : chaque dépense doit être examinée
Il n'existe pas un taux universel de TVA récupérable sur toutes les dépenses automobiles.
La déduction dépend notamment :
- de la catégorie fiscale du véhicule ;
- de la nature du carburant ou de l'énergie ;
- du type de dépense ;
- de l'utilisation pour des opérations ouvrant droit à déduction ;
- de la présence d'une facture conforme.
Une facture d'entretien et une facture de carburant ne doivent donc pas recevoir automatiquement le même traitement.
Ce que la société peut réellement amortir
Reprenons notre voiture achetée 18 000 €.
Supposons que sa durée d'utilisation restante soit estimée à trois ans.
À titre illustratif, un amortissement linéaire sur trois ans représente 6 000 € par an pour un exercice complet.
Mais cette écriture comptable ne signifie pas nécessairement que les 6 000 € seront entièrement déductibles fiscalement.
Les plafonds fiscaux des véhicules de tourisme
Pour les voitures de tourisme concernées, l'article 39-4 du Code général des impôts limite la déduction des amortissements selon les caractéristiques du véhicule.
Les plafonds de référence sont notamment :
| Caractéristiques du véhicule | Plafond fiscal de référence |
|---|---|
| Émissions de CO₂ inférieures à 20 g/km | 30 000 € |
| Émissions de CO₂ de 20 à moins de 60 g/km | 20 300 € |
| Autres véhicules ne relevant pas du plafond renforcé pour fortes émissions | 18 300 € |
| Véhicules dépassant le seuil de fortes émissions applicable | 9 900 € |
Le classement précis dépend de la date d'acquisition ou de location et des règles de mesure des émissions applicables.
Le seuil de 130 g de CO₂/km cité pour les acquisitions réalisées depuis 2021 concerne le régime de mesure NEDC. Il ne doit pas être appliqué automatiquement à un véhicule relevant du dispositif WLTP : le régime de mesure et le seuil correspondant doivent être vérifiés avant de retenir le plafond de 9 900 €.
Le classement exact doit être confirmé à partir des caractéristiques du véhicule et des dispositions applicables.
Exemple : une voiture à 18 000 € relevant du plafond de 9 900 €
La société comptabilise un amortissement sur la valeur d'acquisition de 18 000 €.
Si l'amortissement est linéaire sur trois ans, il atteint 6 000 € par an pour une année complète.
Mais la base fiscalement déductible est limitée à 9 900 €.
Sur trois ans, cela représente, dans cet exemple simplifié :
| Élément | Montant |
|---|---|
| Prix d'acquisition | 18 000 € |
| Amortissement comptable total | 18 000 € |
| Base fiscalement déductible maximale | 9 900 € |
| Fraction totale non déductible | 8 100 € |
Sous les hypothèses retenues, la fraction non déductible est réintégrée dans le résultat fiscal au rythme des amortissements.
Le véhicule peut donc coûter 18 000 € à la société sans lui procurer une déduction fiscale de 18 000 €.
Un véhicule utilitaire est-il concerné ?
Les véritables véhicules utilitaires qui ne relèvent pas fiscalement de la catégorie des véhicules de tourisme ne sont en principe pas soumis à ce plafonnement spécifique.
Attention toutefois : l'appellation commerciale « utilitaire » ou la seule mention d'une catégorie sur la carte grise ne suffisent pas toujours.
Certains véhicules à usages multiples peuvent relever du régime fiscal des véhicules de tourisme.
Une voiture de société utilisée le week-end : le coût souvent oublié
La voiture appartient désormais à la société.
Si le dirigeant peut également l'utiliser pour ses trajets privés, cet usage doit être analysé.
Il peut constituer un avantage en nature soumis à un traitement social et fiscal.
Pourquoi l'avantage en nature peut modifier le calcul
Imaginons que le dirigeant utilise la voiture pour ses rendez-vous professionnels, mais également pour partir en vacances.
La société supporte alors des dépenses liées à une utilisation qui n'est pas exclusivement professionnelle.
Il faut déterminer si cette mise à disposition constitue un avantage en nature et comment l'évaluer selon le statut social du dirigeant et les règles applicables.
Pour un dirigeant assimilé salarié, les règles d'évaluation peuvent notamment dépendre du mode d'acquisition du véhicule, de son ancienneté, des frais pris en charge et des dispositions en vigueur à la date de mise à disposition.
Pour un travailleur non salarié, les conséquences doivent être examinées selon son régime.
Et si le dirigeant rembourse son usage personnel ?
Une participation réelle du dirigeant aux frais privés peut modifier le montant de l'avantage à retenir.
Mais il faut la documenter.
Une simple déclaration selon laquelle « la voiture sert surtout à l'entreprise » ne permet pas de supprimer automatiquement toute conséquence fiscale ou sociale.
Les taxes annuelles sur les véhicules : ne raisonnez plus uniquement en « TVS »
L'ancienne taxe sur les véhicules de sociétés a été remplacée par deux taxes annuelles portant sur les véhicules de tourisme affectés à des fins économiques :
- la taxe annuelle sur les émissions de CO₂ ;
- la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques.
Ces taxes dépendent de la catégorie et des caractéristiques du véhicule, de son affectation et des exonérations éventuellement applicables.
Une voiture achetée en cours d'année
Le montant ne doit pas être calculé comme si la société avait nécessairement utilisé le véhicule pendant toute l'année.
La période d'affectation entre en compte selon les règles fiscales applicables.
Une voiture électrique
Un véhicule fonctionnant exclusivement à l'électricité bénéficie d'un traitement différent de celui d'une voiture thermique en matière d'émissions.
Il faut néanmoins vérifier le champ exact des taxes et les exonérations applicables plutôt que considérer que toute voiture électrique échappe à toute fiscalité automobile.
Un véhicule utilitaire
Un véritable véhicule utilitaire exclu de la catégorie fiscale des véhicules de tourisme n'est en principe pas concerné par ces deux taxes.
Là encore, la qualification exacte du véhicule doit être contrôlée.
Garder sa voiture et percevoir des indemnités kilométriques : l'autre scénario
Le dirigeant n'est pas obligé de transférer la propriété du véhicule à sa société pour que celle-ci prenne en charge des déplacements professionnels.
Il peut conserver sa voiture personnelle et se faire rembourser les frais liés à des déplacements professionnels justifiés, selon les règles applicables à son statut.
Le principe des indemnités kilométriques
Le barème kilométrique permet d'évaluer forfaitairement certaines dépenses liées à l'utilisation professionnelle du véhicule.
Il tient notamment compte :
- de la dépréciation du véhicule ;
- de l'entretien et des réparations ;
- des pneumatiques ;
- de l'assurance ;
- du carburant ou de l'énergie selon le barème concerné.
Certains frais, comme les péages et le stationnement, peuvent être traités séparément lorsqu'ils remplissent les conditions applicables et sont justifiés.
Il ne faut pas rembourser deux fois une dépense déjà comprise dans le barème.
Exemple : 4 000 km professionnels avec une voiture de 5 CV
Le barème publié pour l'imposition des revenus de 2025, déclarés en 2026, prévoit pour une voiture thermique, hybride ou à hydrogène de 5 CV et jusqu'à 5 000 km :
0,636 € par kilomètre.
Pour 4 000 km professionnels :
4 000 × 0,636 € = 2 544 €.
Ce montant est donné à titre d'illustration et suppose que l'utilisation du barème est admise dans la situation du dirigeant.
Les déplacements doivent être réels, professionnels et justifiés.
Le barème applicable à une année ultérieure devra être vérifié avant utilisation.
Les véhicules électriques ont une particularité
Le barème kilométrique des voitures entièrement électriques bénéficie d'une majoration de 20 % par rapport au barème correspondant aux véhicules thermiques, hybrides ou à hydrogène.
Il faut toutefois utiliser le barème applicable à l'année concernée et au véhicule.
Attention : les indemnités kilométriques ne suppriment pas automatiquement les taxes automobiles
C'est un point essentiel.
Un véhicule personnel utilisé professionnellement avec prise en charge de frais par l'entreprise peut entrer dans le champ des taxes sur les véhicules de tourisme affectés à des fins économiques.
Des coefficients pondérateurs tenant compte du nombre de kilomètres remboursés peuvent réduire le montant de la taxe, jusqu'à le rendre nul dans certaines situations.
Une minoration particulière peut également intervenir sous conditions.
Il est donc incorrect d'affirmer que les indemnités kilométriques échappent systématiquement à ces taxes.
La comparaison utile : trois choix pour la même voiture
Avant de vendre votre véhicule, comparez les trois situations suivantes.
| Question | Vous conservez la voiture | Vous la vendez à la société | Vous l'apportez au capital |
|---|---|---|---|
| Propriétaire du véhicule | Vous personnellement | La société | La société |
| Argent reçu immédiatement | Aucun prix de vente | Prix de vente si payé immédiatement | Pas de prix de vente |
| Capital social | Inchangé | Inchangé | Augmentation du capital |
| Dépenses professionnelles | Remboursements justifiés selon les règles applicables | Charges supportées par la société | Charges supportées par la société |
| Amortissement du véhicule par la société | Non | Oui, avec limites éventuelles | Oui, avec limites éventuelles |
| Usage privé | Voiture personnelle | Avantage ou conséquence à examiner | Avantage ou conséquence à examiner |
| Formalités de transfert | Aucune | Cession et immatriculation | Apport, formalités sociétaires et immatriculation |
Ce tableau ne désigne pas une solution universellement gagnante.
Il permet d'identifier les coûts à calculer. Pour comprendre les principes communs entre conservation et transfert de propriété, consultez aussi Utiliser son matériel personnel dans sa société sans forcément le vendre.
Quand la conservation personnelle peut être intéressante
C'est notamment une piste à étudier lorsque :
- les déplacements professionnels sont occasionnels ou modérés ;
- la voiture sert largement à la vie personnelle ;
- le dirigeant souhaite éviter de transférer son patrimoine automobile à la société ;
- les remboursements de frais professionnels sont correctement justifiés.
Quand la vente à la société mérite une simulation
Elle peut être pertinente lorsque :
- le véhicule est réellement nécessaire à l'activité ;
- son utilisation professionnelle est importante ;
- le prix de marché est justifiable ;
- la société peut financer l'achat ;
- le coût fiscal et social de l'usage privé est maîtrisé.
Quand l'apport en nature peut être envisagé
L'apport en nature peut répondre à un objectif de renforcement du capital plutôt qu'à un besoin de liquidités personnelles.
Il nécessite cependant une opération juridique distincte.
La nécessité d'un commissaire aux apports, les dispenses éventuelles et les formalités dépendent de la forme sociale, du montant et de la situation de la société.
L'apport ne doit donc pas être présenté comme une simple vente sans paiement.
Et si la voiture est encore financée par un crédit ?
Il faut distinguer la propriété du véhicule et le financement personnel.
Vous avez un prêt automobile personnel
La vente de la voiture à votre société n'entraîne pas automatiquement le transfert de votre dette bancaire.
Vous restez en principe tenu par votre contrat de prêt, sauf accord particulier du prêteur.
Il faut également vérifier l'existence éventuelle d'un gage ou d'une opposition au transfert.
Un gage n'a pas exactement les mêmes conséquences qu'une opposition administrative.
Le certificat de situation administrative permet de connaître la situation du véhicule.
Vous êtes en LOA
Dans une location avec option d'achat, vous n'êtes pas propriétaire du véhicule tant que l'option n'a pas été levée.
Vous ne pouvez donc pas vendre à votre société une voiture qui appartient encore à l'organisme de financement.
Une opération préalable avec le bailleur peut être nécessaire.
Comment organiser la vente en pratique ?
Voici les opérations à coordonner.
Avant la signature
Réunissez :
- Le certificat d'immatriculation.
- Les informations sur le véhicule et son kilométrage.
- Les éléments justifiant sa valeur de marché.
- Le certificat de situation administrative.
- Le contrôle technique lorsque celui-ci est exigé.
- Les documents relatifs au financement éventuel.
- La décision sociétaire ou la formalisation nécessaire selon la forme de l'entreprise.
Au moment de la vente
Établissez un acte écrit indiquant :
- l'identité du vendeur particulier ;
- l'identité de la société acheteuse ;
- les caractéristiques et l'immatriculation du véhicule ;
- le prix convenu ;
- la date de transfert ;
- les modalités de paiement ;
- les éventuelles informations utiles sur l'état du véhicule.
Réalisez la déclaration de cession et les démarches d'immatriculation dans les délais applicables.
Après la vente
La société doit notamment :
- obtenir le nouveau certificat d'immatriculation ;
- souscrire ou adapter l'assurance ;
- enregistrer l'immobilisation ;
- définir sa durée d'amortissement ;
- vérifier les plafonds fiscaux ;
- déterminer le traitement de l'usage privé ;
- identifier les taxes automobiles éventuellement dues.
Le contrôle technique est-il obligatoire ?
Pour une voiture particulière de plus de quatre ans, le contrôle technique de moins de six mois est normalement requis lors d'une vente à un acheteur qui n'est pas un professionnel de l'automobile habilité à bénéficier de la dispense.
Votre SASU ou votre SARL n'est pas un professionnel de l'automobile simplement parce qu'il s'agit d'une personne morale.
Des dispenses peuvent exister selon les caractéristiques du véhicule.
Comptabilité : les écritures ne doivent pas confondre achat et remboursement du dirigeant
Prenons une vente de 18 000 € sans TVA, avec un véhicule inscrit en immobilisation.
Sous réserve du plan comptable retenu et des modalités de paiement, le schéma illustratif peut être le suivant.
Si la société paie immédiatement
| Compte | Débit | Crédit |
|---|---|---|
| 2182 – Matériel de transport | 18 000 € | |
| 512 – Banque | 18 000 € |
Si le prix est porté au compte courant d'associé
| Compte | Débit | Crédit |
|---|---|---|
| 2182 – Matériel de transport | 18 000 € | |
| 455 – Associés, comptes courants | 18 000 € |
Le remboursement ultérieur du compte courant est enregistré séparément.
L'amortissement est ensuite comptabilisé selon la durée d'utilisation retenue.
La fraction éventuellement non déductible de l'amortissement est suivie fiscalement.
Avec Fynteo, le calcul ne s'arrête pas à l'écriture d'achat
Un véhicule transféré à une société génère des conséquences sur plusieurs exercices.
Fynteo peut examiner la valeur de cession, le traitement comptable, l'amortissement, les taxes applicables et les conséquences de l'utilisation personnelle.
Le suivi bancaire et comptable s'effectue avec Pennylane et la plateforme client Fynteo.
Deux solutions de compte professionnel sont recommandées à égalité :
- Le Compte Pro Pennylane, intégré à l'environnement Pennylane et opéré par Swan.
- Qonto, connecté nativement à Pennylane.
Ces solutions facilitent la remontée des mouvements bancaires et leur rapprochement avec les factures.
Les deux comptables dédiés au dossier peuvent ainsi distinguer le paiement du véhicule, les remboursements de compte courant, les dépenses courantes et les opérations à traiter à la clôture.
La synchronisation ne remplace toutefois ni les justificatifs ni le calcul fiscal : elle permet d'organiser les informations nécessaires à leur contrôle.
Comparez les options avant de céder votre voiture
Vos deux comptables dédiés, notre équipe réactive et la plateforme Fynteo vous accompagnent pour comparer vente, conservation personnelle et coût fiscal de votre véhicule.
Le calcul à demander avant de transférer votre voiture
Pour choisir entre vente, apport et indemnités kilométriques, préparez les éléments suivants :
- valeur actuelle du véhicule ;
- date d'acquisition et première mise en circulation ;
- catégorie et motorisation ;
- émissions de CO₂ et puissance fiscale ;
- kilomètres professionnels prévus par an ;
- kilomètres personnels prévus par an ;
- frais annuels d'assurance et d'entretien ;
- financement restant dû ;
- statut social du dirigeant ;
- régime fiscal de la société ;
- durée envisagée de conservation du véhicule.
L'expert-comptable peut alors comparer le coût supporté par la société, les économies fiscales réellement accessibles et les conséquences personnelles pour le dirigeant.
Le bon choix n'est pas nécessairement celui qui permet de récupérer le plus d'argent immédiatement.
C'est celui qui reste cohérent sur toute la période d'utilisation du véhicule.
Questions fréquentes
Puis-je vendre ma voiture personnelle à ma SASU ?
Oui. La vente doit être réelle, conclue à un prix de marché justifiable et correctement formalisée. La société devient propriétaire du véhicule et doit l'enregistrer en comptabilité.
Dois-je payer un impôt sur le prix de vente ?
Pour la vente d'une automobile personnelle ordinaire dans le cadre de la gestion du patrimoine privé, la plus-value est en principe exonérée du régime des plus-values sur biens meubles. Certaines situations particulières, notamment liées aux objets de collection, doivent être examinées séparément.
Ma société peut-elle récupérer la TVA sur l'achat de ma voiture ?
Non, lorsqu'un particulier vend occasionnellement sa voiture personnelle, il ne facture normalement pas de TVA. La société ne peut donc pas déduire une taxe qui n'a pas été facturée.
Puis-je vendre ma voiture à ma société plus cher que sa cote ?
Un écart peut être justifié par l'état du véhicule, son équipement ou des caractéristiques particulières. Mais le prix doit rester cohérent avec le marché. Une surévaluation injustifiée expose à des risques fiscaux et juridiques.
Ma société peut-elle me payer le véhicule en plusieurs fois ?
Oui, si les modalités sont convenues et documentées. La dette de prix doit être comptabilisée correctement. Elle peut, selon la situation, être suivie en compte courant d'associé.
Puis-je continuer à utiliser le véhicule à titre personnel ?
Oui, mais cette utilisation peut constituer un avantage en nature ou entraîner d'autres conséquences fiscales et sociales. Le traitement dépend notamment du statut du dirigeant et des conditions de mise à disposition.
Une voiture électrique est-elle plus intéressante fiscalement ?
Elle peut bénéficier de règles plus favorables, notamment en matière de plafonnement de l'amortissement et de fiscalité liée aux émissions. Mais l'intérêt global dépend du prix, de l'utilisation, des dépenses et des règles applicables.
Les indemnités kilométriques permettent-elles d'éviter la taxe sur les véhicules ?
Pas systématiquement. Les véhicules personnels pour lesquels l'entreprise prend en charge des frais professionnels peuvent entrer dans le champ des taxes sur les véhicules de tourisme affectés à des fins économiques. Des règles de pondération et de minoration peuvent toutefois s'appliquer.
Faut-il un contrôle technique pour vendre sa voiture à sa société ?
Pour une voiture particulière de plus de quatre ans, un contrôle technique de moins de six mois est normalement nécessaire, sauf dispense applicable. Une société de conseil ou une SASU ordinaire n'est pas assimilée à un professionnel de l'automobile pour cette dispense.
Une voiture achetée à un particulier peut-elle être amortie par la société ?
Oui, lorsqu'elle constitue une immobilisation professionnelle. Pour les véhicules de tourisme, la déduction fiscale de l'amortissement peut toutefois être plafonnée.
Article publié le 18 octobre 2026. Les règles fiscales et sociales peuvent évoluer : en cas de doute sur votre situation, parlez-en à votre expert-comptable.
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