1 mois offert Sur toutes nos formules de comptabilité.

Guide fiscalité

Fiscalité en Martinique : le tableau de bord du dirigeant

10 min de lecture Mis à jour le 13 octobre 2026Rédigé par L'équipe Fynteo, cabinet d'expertise comptable
Analyse de graphiques financiers sur papier, illustration comptable
L'essentiel en bref

Un dirigeant d'entreprise en Martinique doit suivre davantage que son chiffre d'affaires et son solde bancaire. Son tableau de bord doit permettre de rapprocher les ventes facturées, la TVA à déclarer, les coûts d'approvisionnement, les charges sociales et le bénéfice fiscal prévisionnel.

La Martinique applique notamment des taux particuliers de TVA, un régime d'octroi de mer sur les marchandises et, pour certaines entreprises éligibles, un abattement ZFANG sur les bénéfices.

Chez Fynteo, le suivi comptable s'appuie sur Pennylane, une plateforme client et deux comptables dédiés. L'objectif est de transformer les opérations enregistrées pendant l'année en informations utiles pour décider, sans attendre la clôture du bilan.

Votre entreprise encaisse davantage : êtes-vous réellement plus rentable ?

Imaginez une société martiniquaise spécialisée dans l'installation et la maintenance d'équipements professionnels.

Son dirigeant constate une augmentation des encaissements bancaires.

Il envisage de recruter un technicien et d'acheter un véhicule utilitaire.

Pourtant, les sommes disponibles sur son compte ne permettent pas de répondre à trois questions essentielles :

  • Quelle part de la trésorerie correspond à de la TVA qui devra être reversée ?
  • Combien les équipements achetés en métropole ont-ils réellement coûté après leur arrivée en Martinique ?
  • Quel résultat restera disponible une fois les charges et l'impôt pris en compte ?

Un tableau de bord utile doit précisément rendre ces montants compréhensibles.

Il ne s'agit pas de produire un reporting complexe, mais de séparer des chiffres qui se ressemblent alors qu'ils ne mesurent pas la même chose.

Le tableau de bord d'une entreprise martiniquaise : cinq indicateurs à rapprocher

Voici une structure de suivi adaptée à une petite entreprise de services techniques.

IndicateurCe qu'il mesureQuestion à laquelle il répond
Chiffre d'affaires HTLes ventes et prestations comptabilisées sur la périodeL'activité progresse-t-elle réellement ?
TVA nette prévisionnelleLa TVA collectée et la TVA déductible selon les règles applicablesQuelle obligation fiscale faut-il anticiper ?
Coût réel des achats et investissementsLe prix fournisseur et les frais ou taxes non récupérablesL'entreprise connaît-elle le coût de ses équipements ?
Coût total du personnelLes rémunérations et charges patronales après dispositifs applicablesUn recrutement est-il soutenable ?
Résultat fiscal prévisionnelLe résultat retraité selon les règles fiscalesQuel impôt faut-il provisionner ?

Ces indicateurs n'ont pas vocation à être calculés à partir du seul relevé bancaire.

Une facture émise mais non réglée peut déjà constituer du chiffre d'affaires comptable.

Un emprunt reçu augmente la trésorerie sans constituer une vente.

Un achat d'immobilisation diminue la banque sans être nécessairement déductible intégralement du résultat de l'exercice.

Le rôle de la comptabilité est de remettre chaque opération à sa place.

Premier indicateur : le chiffre d'affaires doit être lu hors taxes

En Martinique, le taux normal de TVA est de 8,5 %.

Le taux réduit de 2,1 % s'applique à certaines opérations prévues par la réglementation.

Des taux particuliers existent également.

Pour une entreprise assujettie qui facture des opérations soumises à la TVA, le montant encaissé ne correspond donc pas intégralement à son chiffre d'affaires.

Un exemple simple de facture locale

Prenons une prestation technique fictive de 2 000 € HT, supposée relever du taux normal martiniquais.

Élément de la factureMontant
Prestation HT2 000 €
TVA à 8,5 %170 €
Total TTC2 170 €

L'entreprise peut recevoir 2 170 € sur son compte bancaire.

Son chiffre d'affaires est pourtant de 2 000 € HT.

Les 170 € constituent de la TVA collectée, dont le traitement doit être intégré à la déclaration de TVA.

Cette distinction devient particulièrement importante lorsque l'entreprise réalise des ventes sur plusieurs territoires.

Une entreprise martiniquaise peut appliquer plusieurs taux

Pour une prestation de services relevant de la règle générale B2B, le lieu d'établissement du client assujetti détermine en principe le taux applicable.

Client professionnelTraitement de principe d'une prestation B2B générale taxable
Établi en MartiniqueTVA locale, généralement 8,5 % au taux normal
Établi en GuadeloupeTVA locale, généralement 8,5 % au taux normal
Établi en métropoleTVA métropolitaine, généralement 20 % au taux normal
Établi en Guyane ou à MayotteAbsence de TVA dans ces territoires

Il existe des règles particulières pour certains services, notamment les prestations liées aux immeubles, les transports et certaines opérations matériellement localisables.

Le tableau ne doit donc pas être appliqué sans vérifier la nature exacte de la prestation.

Pour les prestations B2B générales réalisées entre la métropole et les DROM, la TVA est en principe acquittée par le prestataire, sans transposer automatiquement les règles d'autoliquidation applicables aux prestations transfrontalières avec des opérateurs étrangers.

Le cas des clients particuliers

Pour une prestation B2C générale, le lieu d'établissement du prestataire détermine en principe la TVA.

Une entreprise martiniquaise facturant un particulier métropolitain peut donc appliquer le taux martiniquais, sous réserve des règles particulières.

Certaines prestations immatérielles et certains services localisables exigent un traitement spécifique.

Deuxième indicateur : la TVA à déclarer n'est pas votre TVA collectée

La TVA collectée sur les ventes ne correspond pas nécessairement au montant final à payer.

Il faut tenir compte de la TVA déductible sur les dépenses ouvrant droit à déduction, des régularisations éventuelles et du régime fiscal de l'entreprise.

Le tableau de bord doit donc distinguer :

  • La TVA collectée sur les opérations taxables.
  • La TVA déductible sur les achats admissibles.
  • La TVA à l'importation déclarée selon les règles applicables.
  • Les éventuels crédits de TVA.
  • Le solde prévisionnel de la déclaration.

Pourquoi un achat de matériel peut modifier le solde de TVA

Une entreprise achète un équipement professionnel.

Si l'opération ouvre droit à déduction et que les justificatifs sont conformes, la TVA correspondante peut diminuer le montant net à verser.

Mais il ne suffit pas qu'une dépense soit payée par la société pour que sa TVA soit récupérable.

Le droit à déduction dépend notamment de la nature de la dépense, de son utilisation et des conditions légales.

Le même raisonnement s'applique aux frais de déplacement, aux repas professionnels et aux dépenses mixtes.

Une déclaration préparée au fil de l'eau reste une déclaration à contrôler

La centralisation des factures dans Pennylane permet de disposer plus rapidement des informations nécessaires.

Elle ne dispense pas de vérifier les taux, les dates d'exigibilité, les justificatifs et les opérations particulières.

Un paiement bancaire sans facture ne permet pas de déduire automatiquement la TVA.

Troisième indicateur : le prix fournisseur n'est pas le coût de l'équipement

Pour une société martiniquaise, acheter du matériel en métropole peut entraîner des frais et des taxes supplémentaires.

L'entreprise doit notamment examiner :

  • Le prix facturé par le fournisseur.
  • Les frais de transport et d'assurance.
  • Les formalités douanières.
  • L'octroi de mer et l'octroi de mer régional éventuellement dus.
  • Les frais directement attribuables à l'acquisition.
  • La TVA récupérable ou non récupérable.

Le traitement dépend du produit, de son origine, du régime applicable et des justificatifs.

L'octroi de mer ne possède pas un taux unique

L'octroi de mer concerne notamment les importations de biens.

L'octroi de mer régional constitue une imposition distincte.

Leurs taux sont déterminés selon les marchandises et les règles applicables.

Une entreprise ne peut donc pas estimer systématiquement ses taxes en appliquant un pourcentage identique à tous ses achats.

Les éventuelles exonérations doivent également être vérifiées.

Le seuil de 550 000 € ne dispense pas les petites entreprises d'octroi de mer à l'importation

Depuis le 21 février 2026, le seuil de 550 000 € de chiffre d'affaires relatif à l'activité de production intervient dans la détermination du champ de l'octroi de mer intérieur.

Il ne constitue pas une franchise générale sur les marchandises importées.

Une petite société de services qui achète un équipement en métropole peut donc supporter de l'octroi de mer à l'importation, même si son chiffre d'affaires est inférieur à ce seuil.

Le tableau de bord doit distinguer équipement et marchandise revendue

Un ordinateur destiné à être utilisé durablement par l'entreprise peut constituer une immobilisation.

Un équipement acheté pour être revendu relève d'une logique de stock.

Leur traitement comptable diffère.

Dans les deux cas, les frais directement attribuables et les taxes non récupérables peuvent avoir une incidence sur le coût d'acquisition.

La TVA intégralement déductible n'est pas intégrée à ce coût.

Quatrième indicateur : le coût d'un salarié doit être calculé avant son recrutement

En Martinique, une entreprise qui recrute doit intégrer les salaires et les cotisations sociales dans ses prévisions.

Certains employeurs peuvent bénéficier de l'exonération LODEOM sur les cotisations patronales.

Mais cette exonération ne s'applique pas uniformément à toutes les entreprises.

Son calcul dépend notamment :

  • De la taille de l'entreprise.
  • De son secteur d'activité.
  • Du niveau de rémunération.
  • Du barème d'exonération applicable.
  • De la situation du salarié.

La LODEOM ne doit pas être confondue avec la ZFANG.

La première concerne certaines cotisations patronales.

La seconde peut concerner notamment l'imposition des bénéfices et certains impôts locaux, sous conditions distinctes.

Ce que doit montrer une simulation de recrutement

Avant de signer un contrat, le dirigeant doit obtenir une estimation du coût employeur.

Cette estimation doit tenir compte du salaire brut, des cotisations patronales, des exonérations effectivement applicables et des autres coûts liés au poste.

Il faut également examiner les dépenses d'équipement, de déplacement ou de formation nécessaires.

Un recrutement peut être rentable à terme tout en créant une tension de trésorerie pendant les premiers mois.

C'est pourquoi le tableau de bord doit rapprocher le coût du personnel du volume d'activité et de la trésorerie prévisionnelle.

Le dirigeant n'est pas automatiquement éligible à la LODEOM

La rémunération d'un mandataire social ne doit pas être assimilée sans examen à celle d'un salarié éligible.

Le régime social du président de SASU ou du gérant de SARL nécessite une analyse propre.

L'exonération LODEOM ne s'applique donc pas automatiquement aux cotisations liées au mandat social.

Cinquième indicateur : le bénéfice comptable ne correspond pas toujours au bénéfice imposable

Le résultat comptable constitue le point de départ de l'analyse fiscale.

Il doit être ajusté pour tenir compte des réintégrations, déductions et dispositifs applicables.

En Martinique, certaines entreprises peuvent bénéficier de l'abattement ZFANG.

Ce dispositif ne doit pas être intégré automatiquement à tous les prévisionnels.

Qui peut bénéficier de la ZFANG en Martinique ?

Le dispositif concerne les entreprises remplissant les conditions prévues par l'article 44 quaterdecies du Code général des impôts.

Parmi les critères à examiner figurent notamment :

  • L'implantation de l'exploitation dans un territoire éligible.
  • Un effectif inférieur à 250 salariés.
  • Un chiffre d'affaires annuel inférieur à 50 millions d'euros.
  • L'activité réellement exercée et son éligibilité sectorielle.
  • Les conditions fiscales applicables à l'exploitation.

Les entreprises relevant des BIC, des BNC ou des bénéfices agricoles ne sont pas exclues uniquement en raison de cette catégorie fiscale.

En revanche, certaines activités libérales, de conseil, commerciales ou relevant de secteurs expressément exclus ne peuvent pas bénéficier du régime ordinaire.

Il faut donc examiner l'activité effective et non simplement le code NAF ou la forme juridique.

Les deux taux principaux de la ZFANG

En Martinique, l'abattement de droit commun est de 50 % du bénéfice éligible, dans la limite de 150 000 € pour un exercice de douze mois.

Un abattement majoré de 80 %, plafonné à 300 000 €, peut s'appliquer aux exploitations remplissant les conditions particulières prévues pour certains secteurs prioritaires ou certaines opérations.

L'existence d'une activité numérique ou de conseil ne suffit pas, à elle seule, à justifier le taux majoré.

Les conditions précises doivent être vérifiées.

Exemple : l'effet des déficits antérieurs

Prenons une entreprise fictive dont l'activité est supposée éligible à l'abattement de droit commun.

Elle présente les montants suivants :

Élément fiscal fictifMontant
Bénéfice fiscal avant imputation des déficits80 000 €
Déficits antérieurs imputables20 000 €
Bénéfice après imputation60 000 €
Abattement ZFANG de 50 %30 000 €
Bénéfice restant après abattement30 000 €

Cet exemple suppose que les déficits sont intégralement imputables et que les 60 000 € correspondent à un bénéfice éligible à la ZFANG.

Il n'intègre pas les éventuelles autres corrections fiscales.

Le BOFiP prévoit que l'abattement s'applique après déduction des déficits reportables.

Il serait donc incorrect de calculer automatiquement 50 % sur les 80 000 € avant d'examiner ces déficits.

Pourquoi la ZFANG ne garantit pas une trésorerie disponible

Une réduction du bénéfice imposable peut diminuer l'impôt dû.

Elle ne signifie pas que l'entreprise dispose immédiatement de davantage de liquidités.

Le résultat fiscal et le solde bancaire restent deux informations différentes.

De même, un abattement ZFANG au niveau de la société ne rend pas automatiquement les dividendes exonérés d'impôt chez l'associé.

Le sixième chiffre à ne pas oublier : la trésorerie réellement mobilisable

Le tableau de bord doit finalement répondre à une question : combien l'entreprise peut-elle engager sans compromettre ses prochaines échéances ?

Le solde bancaire n'est qu'un point de départ.

Il faut notamment identifier :

  • Les factures clients restant à encaisser.
  • Les fournisseurs à régler.
  • Les prochaines échéances fiscales et sociales.
  • Les remboursements d'emprunt.
  • Les dépenses d'investissement déjà décidées.
  • Les besoins de trésorerie liés aux recrutements.

Une société peut afficher un bénéfice et manquer temporairement de trésorerie.

Elle peut également disposer d'une trésorerie élevée grâce à un emprunt ou à des acomptes clients, sans que cela traduise une rentabilité suffisante.

Le reporting doit donc associer les résultats comptables à un suivi des échéances.

À quoi ressemble un suivi mensuel réellement utile ?

Pour une entreprise martiniquaise, le tableau de bord peut prendre la forme d'une page de synthèse.

Il doit permettre de comparer le mois, le cumul de l'exercice et les objectifs.

Exemple de lecture du reporting

Question du dirigeantInformation à afficher
Mes ventes progressent-elles ?Chiffre d'affaires HT du mois et cumul annuel
Quelle TVA dois-je anticiper ?Estimation du solde de TVA et date de déclaration
Mes achats pèsent-ils davantage ?Évolution des achats, frais d'approvisionnement et marges
Puis-je recruter ?Coût employeur prévisionnel et capacité de financement
Quel impôt prévoir ?Résultat fiscal estimé, déficits et éventuelle ZFANG
Combien puis-je investir ?Trésorerie prévisionnelle après échéances connues

Ce tableau ne doit pas être considéré comme une déclaration fiscale.

Il constitue un outil de pilotage, construit à partir des informations comptables disponibles et des hypothèses à actualiser.

La fiabilité de ses indicateurs dépend notamment de la transmission des pièces et de la régularité des travaux comptables.

Comment Fynteo organise ce suivi pour une entreprise en Martinique

Fynteo accompagne les entreprises à distance en s'appuyant sur Pennylane et sur sa plateforme client.

Les deux comptables dédiés peuvent suivre les informations comptables, demander les justificatifs manquants et échanger avec le dirigeant sur les points nécessitant une décision.

Le fonctionnement repose sur une distinction simple.

Pennylane centralise les données utiles à la comptabilité, notamment les factures et les mouvements bancaires synchronisés.

La plateforme Fynteo permet de retrouver les échanges avec le cabinet et les informations de reporting mises à disposition.

Le compte professionnel facilite le suivi, mais ne remplace pas les justificatifs

Pour travailler avec Fynteo, deux solutions de compte professionnel sont recommandées à égalité :

  • Le Compte Pro Pennylane, intégré à l'environnement Pennylane et opéré par Swan.
  • Qonto, qui propose une connexion native avec Pennylane.

Ces deux solutions font partie des meilleures options recommandées par Fynteo pour faciliter la synchronisation des opérations et le rapprochement bancaire.

Le choix dépend des besoins de l'entreprise et des conditions d'éligibilité et d'ouverture applicables, notamment en Martinique.

L'utilisation d'une autre banque reste possible selon les modalités de connexion disponibles.

Ce que la synchronisation change concrètement

Prenons le règlement d'une facture fournisseur.

Lorsque le compte bancaire est connecté, le mouvement peut remonter dans l'environnement comptable.

Si la facture correspondante est disponible, son rapprochement est facilité.

En revanche, un débit bancaire intitulé « fournisseur matériel » ne permet pas, à lui seul, de déterminer si l'achat constitue une charge, une immobilisation ou un stock.

De même, il ne permet pas de conclure automatiquement que la TVA est déductible.

Le travail comptable reste nécessaire pour qualifier l'opération.

La synchronisation permet surtout de réduire les ressaisies, de repérer plus rapidement les pièces manquantes et de préparer progressivement les travaux fiscaux.

Les trois moments où le dirigeant doit solliciter son expert-comptable

Un reporting mensuel est utile pour suivre l'activité.

Certaines décisions exigent toutefois une analyse spécifique avant leur mise en œuvre.

Avant de signer un investissement important

L'entreprise doit connaître le coût total de l'acquisition, son traitement comptable, les éventuelles taxes d'importation et son effet sur la trésorerie.

Un financement bancaire doit également être intégré aux prévisions.

Avant de recruter

Une simulation du coût employeur doit être réalisée avec les paramètres sociaux réellement applicables.

L'éventuelle exonération LODEOM doit être vérifiée avant de l'intégrer au budget.

Avant de distribuer des dividendes

La distribution dépend notamment de l'existence de sommes distribuables, de la situation juridique de la société et des décisions sociales nécessaires.

L'imposition de la société et celle de l'associé doivent être analysées séparément.

La ZFANG ne doit pas être présentée comme une exonération automatique des dividendes.

Votre comptabilité doit vous aider à décider avant la clôture

Le bilan annuel reste indispensable.

Mais attendre la fin de l'exercice pour découvrir le montant de TVA, la rentabilité d'une activité ou le coût d'un recrutement limite les possibilités d'action.

Pour une entreprise martiniquaise, le suivi doit intégrer les particularités fiscales et sociales du territoire sans transformer chaque décision en procédure complexe.

L'objectif est de disposer de chiffres compréhensibles, documentés et suffisamment actualisés pour anticiper.

Un dirigeant qui connaît son chiffre d'affaires HT, ses obligations de TVA, ses coûts d'acquisition, ses charges sociales et son résultat fiscal prévisionnel dispose d'une base plus solide pour développer son entreprise.

Votre tableau de bord en Martinique

Deux comptables dédiés, la plateforme Fynteo et une équipe réactive pour suivre votre TVA, vos marges et votre trésorerie en Martinique.

Questions fréquentes

Quel taux de TVA s'applique en Martinique ?

R : Le taux normal est de 8,5 % et le taux réduit est de 2,1 % pour les opérations concernées. Des taux particuliers existent. Le taux applicable dépend de la nature de l'opération et de sa territorialité.

Une entreprise martiniquaise doit-elle facturer 20 % de TVA à un client professionnel métropolitain ?

R : Pour une prestation de services B2B relevant de la règle générale, le taux métropolitain applicable est en principe retenu, soit 20 % au taux normal. Certaines prestations suivent toutefois des règles particulières.

Une entreprise en Martinique peut-elle travailler avec un expert-comptable en ligne ?

R : Oui. Un cabinet peut organiser le suivi comptable à distance à l'aide d'outils numériques et d'échanges réguliers, sous réserve de disposer des compétences nécessaires pour traiter les particularités fiscales et sociales du territoire.

L'octroi de mer concerne-t-il les prestations de services ?

R : L'octroi de mer vise les importations de biens et certaines livraisons de biens produits localement. Il ne s'applique pas, en tant que tel, aux prestations de services.

Le seuil de 550 000 € dispense-t-il une petite société d'octroi de mer ?

R : Non. Ce seuil concerne le champ de l'octroi de mer intérieur pour les activités de production. Il ne constitue pas une exonération générale de l'octroi de mer à l'importation.

Quels sont les taux de la ZFANG en Martinique ?

R : L'abattement de droit commun est de 50 % du bénéfice éligible, plafonné à 150 000 € pour un exercice de douze mois. Un abattement majoré de 80 %, plafonné à 300 000 €, peut s'appliquer sous conditions particulières.

Une activité BNC est-elle automatiquement exclue de la ZFANG ?

R : Non. La catégorie BNC ne suffit pas à déterminer l'éligibilité. Il faut vérifier l'activité réelle et les exclusions sectorielles prévues par la réglementation. Certaines activités libérales ou de conseil sont exclues du régime ordinaire.

Les déficits antérieurs doivent-ils être déduits avant la ZFANG ?

R : Oui. Selon la doctrine fiscale, l'abattement s'applique aux bénéfices après déduction des déficits reportables, dans les conditions prévues par les textes.

Une entreprise martiniquaise bénéficie-t-elle automatiquement de la LODEOM ?

R : Non. L'exonération dépend notamment de l'effectif, du secteur d'activité, du niveau de rémunération et du barème applicable. Son montant doit être calculé selon la situation de l'employeur et du salarié.

La LODEOM s'applique-t-elle à la rémunération du président de SASU ?

R : Elle ne s'applique pas automatiquement aux cotisations liées au mandat social. La situation d'un dirigeant doit être distinguée de celle d'un salarié éligible.

Quel compte professionnel choisir pour travailler avec Fynteo en Martinique ?

R : Fynteo recommande à égalité le Compte Pro Pennylane, opéré par Swan, et Qonto, qui se connecte nativement à Pennylane. L'ouverture dépend des conditions d'éligibilité de chaque prestataire.

La synchronisation bancaire suffit-elle pour préparer la TVA et le bilan ?

R : Non. Elle facilite le suivi des paiements, mais les factures, les documents douaniers et les autres justificatifs restent nécessaires pour qualifier les opérations et établir les déclarations.

Quel est le principal indicateur à suivre avant d'investir ?

R : Le dirigeant doit rapprocher le coût total de l'investissement de sa trésorerie prévisionnelle, de ses échéances et de la rentabilité attendue. Le seul solde bancaire ne suffit pas.

Article publié le 13 octobre 2026. Les règles fiscales et sociales peuvent évoluer : en cas de doute sur votre situation, parlez-en à votre expert-comptable.

Pour aller plus loin

Créez votre société avec Fynteo

Un parcours en ligne guidé, vos réponses enregistrées au fur et à mesure, et un expert-comptable qui vérifie votre dossier avant le dépôt.

Commencer ma création

1 mois offert sur votre comptabilité

Premier rendez-vous offert

Parlons de votre projet.

20 minutes pour comprendre votre activité et voir comment Fynteo peut vous simplifier la vie.

Fynteo

Cabinet d'expertise comptable inscrit à l'Ordre des Experts-Comptables. Accompagnement humain et digital des entrepreneurs.

Contact
  • contact@fynteo.fr
  • Cabinet d'expertise comptable en ligne disponible dans toute la France